Immobilier : les prix dans le neuf baisseront au moins jusqu’en 2010

janvier 6, 2012

Chute des ventes de logements neufs, allongement des délais, la baisse des prix immobiliers visible depuis le deuxième trimestre va s’amplifier, à en croire Mathilde Lemoine, directeur des études économiques chez HSBC.
“La remontée du taux de chômage que nous anticipons et le resserrement des conditions de crédit vont peser sur la capacité d’achat des ménages déjà très faible”, explique-t-elle dans sa dernière étude consacrée au marché immobilier français.
HSBC s’attend en effet à une montée progressive du chômage, qui atteindra 8,2% au quatrième trimestre 2009 et à une baisse de la durée des prêts immobiliers. Pas de quoi soutenir la demande donc. Or dans le même temps les stocks augmentent. “L’ensemble des stocks de logements neufs invendus représentait 15 mois de vente au deuxième trimestre 2008. Cette durée est la plus élevée depuis le deuxième trimestre 1993″, explique Mathilde Lemoine dans son étude.
Dans ce contexte, l’économiste table sur un recul des prix de 5 % pour les logements neufs en 2009 et de 7,5% l’année suivante. Une baisse historique selon Mathilde Lemoine. Dans son étude, elle rappelle, en effet, que durant les précédentes crises immobilières “la plus forte baisse annuelle a été observée en 1994 et était de 2,4%”.
© Capital.fr

© Capital.fr 24/11/2008 | Mise à jour : 11:25 |
Consulter l’article

n.réf.:20234

Vieux et locataires – La crise!

janvier 6, 2012

Eh bien voilà ! Nous y sommes enfin arrivés! Depuis une quarantaine d’années, notre système économique se joue, bon an mal an, un peu de tous les désagréments d’une mécanique mal conçue. Un petit redressement par-ci, un petit complément par-là, un gros redressement de-ci et un gros complément delà. En Allemagne une personne sur sept travail dans l’industrie automobile. Quels sont les piliers de notre économie? Entendez, par-là, l’économie ramenée à exclusivement l’Europe. C’est tout de même paradoxal de constater qu’à l’air de la recherche d’une mobilité douce, le principal vecteur de l’économie d’une nation leader se trouve être la production d’un bien tant décrier. Disons que nous en avons l’habitude. Tous veulent la paix et pourtant ils forgent tant d’armes qu’ils les disséminent sur toute la planète.
Nous vivons sur une espèce de gros nuage tout pollué, on tousse de tous côtés, mais bien au chaud dans un petit confort. En parcourant le livre de poche intitulé : “Le nouveau rapport de la CIA, ”Comment sera le monde de demain? ”. Présenté par Alexandre Adler, Édition Pocket, cela fait franchement peur! Non pas une petite peur qui vous quitte comme elle vous a prise. Non, non ! Une vraie peur qui vous prend au trippes, parce que si les pronostics clairement exprimés dans cet ouvrage se réalisent, aie, aie aie! D’ici quelques années, il ne fera pas bon vivre sur ce bon vieux continent.
Quoi qu’il en soit, toutes celles et tous ceux qui ne seront pas propriétaires à 100% de leur logement risque bien de se voir chassé de leur lieu de domicile. Admettons que les gouvernements mettront en place quelques derniers barrages, mais ce ne sera là qu’un combat d’arrière-garde. La vie deviendra encore plus dure pour les locataires, réduits au statut de gens du voyage, vive les mobiles-homes, les caravanes, les bidons-villes et finalement les cartons sur les bouches de métro (encore faudra-t-il qu’ils soient en mesure de circuler. Considérant qu’une bouche de métro fait environ 2 mètres carrés, cela va faire beaucoup de monde.
Ok! Arrêtons ici avec le négativisme. Si tous les chômeurs du monde se donnaient la main, ils construiraient un immeuble, une ville, un état, un nouvelle société. Cela ne va plaire à plus d’un. Mais bons ils ne vont tout de même pas tous vous passer à la moulinette ( soleil vert). Si tous les locataires du monde se donnaient la main, il n’y aurait plus d’abus dans le secteur locatif. Finies les locations pourries dans des logements pourris avec des propriétaires encore plus pourris et sans scrupules. Encore que l’expression prête à rire puisque le scrupule est une monnaie.
La création d’un fonds immobilier, international, dont l’intégralité des bénéfices sera réinvestie dans de nouvelles acquisitions serait une solution possible. Posons, ensemble les premières pierres d’un vaste projet permettant d’assurer la pérennité du logement à toutes celles et tous ceux qui ne sont pas dans une situation leur permettant d’envisager l’acquisition d’un bien immobilier.
À bientôt.

La Suisse connaît une importante pénurie de logements vacants

octobre 7, 2011

Suffisamment d’espace

Compte tenu de la petitesse du territoire et de la densité de la population helvétique, faut-il en conclure qu’il n’y a plus suffisamment de place pour la construction de nouveaux logements?
«Absolument pas! rétorque le secrétaire de l’Union suisse des professionnels de l’immobilier (USPI), c’est le développement des constructions qui ne suit pas».
Christophe Reymond estime qu’il y a encore suffisamment de zones constructibles en Suisse. Un avis partagé par le responsable de la communication de l’Office fédéral de la statistique qui avance une autre explication.
«Le nombre de nouvelles constructions reste faible, mais surtout les investisseurs sont encore échaudés par la crise immobilière du milieu des années 90. Raison pour laquelle ils hésitent avant de revenir sur ce marché», commente Ernst Hauri.
Consulter l’article complet

Commentaire du blogueur.

Il faudrait probablement chercher les causes profondes dans le comportement des gérants et dans l’abus de droit de la part de la population. Les gérants usent et abusent de toutes les ficelles pour ‘optimiser les rendements’. On s’apercevra un jour que les calculs présentés pour justifier les rendements sont totalement faux.  Toute le théorie est à revoir. Nous reviendrons sur ce sujet dans un prochain article. De son côté la population exerce à outrance un droit de regard sur les futures constructions. Un rapide regard sur l’arc Lémanique nous montre clairement que l’on construit tout de même ‘n’importe quoi’, que ce soit en zone urbaine ou en zone suburbaine. De nombreux projets sont bloqués depuis 25 ans. des milliers de logements sont en attente d’être construit. Un lobby puissant s’ingénie à entretenir le manque de logement pour favoriser la hausse des rendements.

 

 

Vieux et locataires – La crise!

avril 5, 2011

Eh bien voilà ! Nous y sommes enfin arrivés! Depuis une quarantaine d’années, notre système économique se joue, bon an mal an, un peu de tous les désagréments d’une mécanique mal conçue. Un petit redressement par-ci, un petit complément par-là, un gros redressement de-ci et un gros complément delà. En Allemagne une personne sur sept travail dans l’industrie automobile. Quels sont les piliers de notre économie? Entendez, par-là, l’économie ramenée à exclusivement l’Europe. C’est tout de même paradoxal de constater qu’à l’air de la recherche d’une mobilité douce, le principal vecteur de l’économie d’une nation leader se trouve être la production d’un bien tant décrier. Disons que nous en avons l’habitude. Tous veulent la paix et pourtant ils forgent tant d’armes qu’ils les disséminent sur toute la planète.
Nous vivons sur une espèce de gros nuage tout pollué, on tousse de tous côtés, mais bien au chaud dans un petit confort. En parcourant le livre de poche intitulé : “Le nouveau rapport de la CIA, ”Comment sera le monde de demain? ”. Présenté par Alexandre Adler, Édition Pocket, cela fait franchement peur! Non pas une petite peur qui vous quitte comme elle vous a prise. Non, non ! Une vraie peur qui vous prend au trippes, parce que si les pronostics clairement exprimés dans cet ouvrage se réalisent, aie, aie aie! D’ici quelques années, il ne fera pas bon vivre sur ce bon vieux continent.
Quoi qu’il en soit, toutes celles et tous ceux qui ne seront pas propriétaires à 100% de leur logement risque bien de se voir chassé de leur lieu de domicile. Admettons que les gouvernements mettront en place quelques derniers barrages, mais ce ne sera là qu’un combat d’arrière-garde. La vie deviendra encore plus dure pour les locataires, réduits au statut de gens du voyage, vive les mobiles-homes, les caravanes, les bidons-villes et finalement les cartons sur les bouches de métro (encore faudra-t-il qu’ils soient en mesure de circuler. Considérant qu’une bouche de métro fait environ 2 mètres carrés, cela va faire beaucoup de monde.
Ok! Arrêtons ici avec le négativisme. Si tous les chômeurs du monde se donnaient la main, ils construiraient un immeuble, une ville, un état, un nouvelle société. Cela ne va plaire à plus d’un. Mais bons ils ne vont tout de même pas tous vous passer à la moulinette ( soleil vert). Si tous les locataires du monde se donnaient la main, il n’y aurait plus d’abus dans le secteur locatif. Finies les locations pourries dans des logements pourris avec des propriétaires encore plus pourris et sans scrupules. Encore que l’expression prête à rire puisque le scrupule est une monnaie.
La création d’un fonds immobilier, international, dont l’intégralité des bénéfices sera réinvestie dans de nouvelles acquisitions serait une solution possible. Posons, ensemble les premières pierres d’un vaste projet permettant d’assurer la pérennité du logement à toutes celles et tous ceux qui ne sont pas dans une situation leur permettant d’envisager l’acquisition d’un bien immobilier.
À bientôt.

L’avenir des locataires

avril 5, 2011

Eh bien voilà ! Nous y sommes enfin arrivés! Depuis une quarantaine d’années, notre système économique se joue, bon an mal an, un peu de tous les désagréments d’une mécanique mal conçue. Un petit redressement par-ci, un petit complément par-là, un gros redressement de-ci et un gros complément delà. En Allemagne une personne sur sept travail dans l’industrie automobile. Quels sont les piliers de notre économie? Entendez, par-là, l’économie ramenée à exclusivement l’Europe. C’est tout de même paradoxal de constater qu’à l’air de la recherche d’une mobilité douce, le principal vecteur de l’économie d’une nation leader se trouve être la production d’un bien tant décrier. Disons que nous en avons l’habitude. Tous veulent la paix et pourtant ils forgent tant d’armes qu’ils les disséminent sur toute la planète.

Nous vivons sur une espèce de gros nuage tout pollué, on tousse de tous côtés, mais bien au chaud dans un petit confort. En parcourant le livre de poche intitulé : “Le nouveau rapport de la CIA, ”Comment sera le monde de demain? ”. Présenté par Alexandre Adler, Édition Pocket, cela fait franchement peur! Non pas une petite peur qui vous quitte comme elle vous a prise. Non,  non ! Une vraie peur qui vous prend au trippes, parce que si les pronostics clairement exprimés dans cet ouvrage se réalisent, aie, aie aie! D’ici quelques années, il ne fera pas bon vivre sur ce bon vieux continent.

Quoi qu’il en soit, toutes celles et tous ceux qui ne seront pas propriétaires à 100% de leur logement risque bien de se voir chassé de leur lieu de domicile. Admettons que les gouvernements mettront en place quelques derniers barrages, mais ce ne sera là qu’un combat d’arrière-garde. La vie deviendra encore plus dure pour les locataires, réduits au statut de gens du voyage, vive les mobiles-homes, les caravanes, les bidons-villes et finalement les cartons sur les bouches de métro (encore faudra-t-il qu’ils soient en mesure de circuler. Considérant qu’une bouche de métro fait environ 2 mètres carrés, cela va faire beaucoup de monde.

Ok! Arrêtons ici avec le négativisme. Si tous les chômeurs du monde se donnaient la main, ils construiraient un immeuble, une ville, un état, un nouvelle société. Cela ne va plaire à plus d’un. Mais bons ils ne vont tout de même pas tous vous passer à la moulinette ( soleil vert). Si tous les locataires du monde se donnaient la main, il n’y aurait plus d’abus dans le secteur locatif. Finies les locations pourries dans des logements pourris avec des propriétaires encore plus pourris et sans scrupules. Encore que l’expression prête à rire puisque le scrupule est une monnaie.

La création d’un fonds immobilier, international, dont l’intégralité des bénéfices sera réinvestie dans de nouvelles acquisitions serait une solution possible. Posons, ensemble les premières pierres d’un vaste projet permettant d’assurer la pérennité du logement à toutes celles et tous ceux qui ne sont pas dans une situation leur permettant d’envisager l’acquisition d’un bien immobilier.

À bientôt.

60% de notre population en état de pauvreté

avril 5, 2011

Quelle force maintien en état de pauvreté permanente la majorité de la population. Certes quelques rares personnes ne souhaitent pas être propriétaire d’un bien immobilier, encore faut-il en connaître les raisons: peur de l’endettement  ou impossibilité d’accéder au mécanisme de crédit!

Il est impossible de créer une famille, de payer des loyers à hauteur de 30 à 50% du revenu, des assurances maladie à près de 10% pour certains et de créer une épargne pour mettre le premier pied dans la voie de l’accession à la propriété.

Cherchez bien dans votre entourage, qui a accédé à la propriété. Vous constaterez qu’en règle générale, tous les couples ont bénéficié d’un avantage financier quelconque : don, succession, prêt privés ou d’entreprise, terrain ou logement en propriété familiale,  gros revenus (donc grosse caisse de pension).

Mais voilà il y a ceux qui réunissent l’un ou plusieurs facteurs de financement et les autres: origine modeste, petit revenu, caisse de pension ridiculement basse, plusieurs enfants, loyer important. Je vous rappelle tout de même le titre 60% de notre population se trouve dans cette condition sociale.

Et pourquoi, cette majorité absolue, qui dispose d’un droit de vote, ne met pas en route le plus grand référendum que ce pays n’ait jamais vu depuis sa création.

Rendez-vous sur toutes les messageries instantanées, faites savoir que vous voulez que cela change. Dénoncez les abus en matière de baux locatifs. Dénoncez les combines, les dessous de table, les copinages, les magouilles politiques et économiques.

Une demande n’est pas une offense, demandez et l’on vous donnera, exigez un droit légitime pour la protection de vos retraites.

Ce 60% de la population ne touchera jamais le 60% de ces derniers revenus. cette promesse n’est que poudre aux yeux. Le système n’a pas assez de recul pour prendre la mesure de ses promesses, très aériennes.

Pourquoi cette population n’atteindra jamais ces chiffres? Simplement de plusieurs faits qui peuvent encore se combiner : peu d’années de cotisation(1), chômage, endettement, maladie, séparations, voyage, délocalisation, immigration, expatriation, etc..

(1) Rappelons que l’obligation pour les société de créer une caisse de pension n’a pris effet que dans les années 1985.

Il ne s’agit pas ici de faire l’apologie d’une révolution mais d’une démarche politique et légale pour faire changer le système.

Ouverture

avril 21, 2010

Bonjour à toutes et à tous; propriétaires, futur(e)s propriétaires, locataires. Venez sur ce blog et partagez vos expériences :  lors de l’achat, de la vente d’un bien immobilier ou lors de la recherche d’un logement. Exprimez vos besoins, vos projet, ou tout simplement une idée pour améliorer l’accession à la propriété.

Quelques questions ouvertes :

  • Un locataire paie un loyer de  CHF 2’700 par mois. malgré un revenu confortable, il ne dispose pas des fonds propres qui lui permettraient d’accéder à la propriété, de devenir propriétaire et réduire ainsi sa charge financière due à son logement.
    Question 1:  Pensez-vous que pour favoriser l’accession à la propriété du premier logement, il faut créer un 3ème rang à un taux allégé, fixé par la loi, permettant de constituer un fonds propres.
    - si oui à quel taux et pour quelle durée.
    - si non, décrivez un financement qui permette de contourner cette difficulté.
    Question 2:  sachant que le peuple suisse et majoritairement locataire, non par volonté mais par l’impossibilité de faire le premier pas, quelles propositions faites vous pour améliorer ce mécanisme ?
  • Lors d’une perte d’emploi, d’un divorce, d’une faillite, d’un accident ou tout autre événement fortuit, de nombreux propriétaires sont contraints de vendre leur logement à des prix relativement bas.  Dans ce mécanisme les fonds propres sont absorbés et perdus.  Le propriétaire passe ainsi au statu de SDF et la retraite s’annonce difficile.
    Question 1 – Considérant les buts des caisses de pensions et l’état de précarité dans laquelle ces personnes sont plongées, pensez vous que les fonds propres en provenance des caisses de pensions devraient être insaisissables ?
  • A  l’âge de la retraite, la société se divise en plusieurs catégories de retraités dont 40% vivent au-dessous du seuil de pauvreté.
  • Question 1:  Pensez-vous que nos institutions ont prévu des parachutes suffisants.
    Question 2 : Pensez-vous que de toute-façon vous ne serez pas touché par ce problème.
  • Question 3 : Pensez-vous que l’état ne devrait pas intervenir.
    Question 4 :  Pensez-vous que sans tomber dans un paternalisme exagéré l’état doit trouver une solution.
  • A partir de la cinquantaine, un locataire reste généralement attaché à son logement et souhaite y rester tant que l’âge ne le rend pas dépendant de soins. Par le mécanisme des baisses de revenus lors de la retraite et par le jeu des augmentations des loyers, ces personnes risquent d’un jour à l’autre, de se retrouver à la rue faute de pouvoir payer un loyer toujours plus élevé.
    Question 1: Pensez-vous que ces personnes sont responsables de leur situation et qu’ils doivent en supporter les conséquences.
    Question 2: Vous pensez que l’on est pas toujours maître de son destin et que la distribution des richesses intellectuelles, physiques ou  pécuniaires ne sont pas équitablement distribuées .
    Question 1: Pensez-vous que l’état à le devoir d’aider les plus démunis.

Nous publierons vos articles en respectant votre anonymat si vous le souhaitez.

A bientôt

Immobilier : les prix dans le neuf baisseront au moins jusqu’en 2010

novembre 24, 2008

Chute des ventes de logements neufs, allongement des délais, la baisse des prix immobiliers visible depuis le deuxième trimestre va s’amplifier, à en croire Mathilde Lemoine, directeur des études économiques chez HSBC.
“La remontée du taux de chômage que nous anticipons et le resserrement des conditions de crédit vont peser sur la capacité d’achat des ménages déjà très faible”, explique-t-elle dans sa dernière étude consacrée au marché immobilier français.
HSBC s’attend en effet à une montée progressive du chômage, qui atteindra 8,2% au quatrième trimestre 2009 et à une baisse de la durée des prêts immobiliers. Pas de quoi soutenir la demande donc. Or dans le même temps les stocks augmentent. “L’ensemble des stocks de logements neufs invendus représentait 15 mois de vente au deuxième trimestre 2008. Cette durée est la plus élevée depuis le deuxième trimestre 1993″, explique Mathilde Lemoine dans son étude.
Dans ce contexte, l’économiste table sur un recul des prix de 5 % pour les logements neufs en 2009 et de 7,5% l’année suivante. Une baisse historique selon Mathilde Lemoine. Dans son étude, elle rappelle, en effet, que durant les précédentes crises immobilières “la plus forte baisse annuelle a été observée en 1994 et était de 2,4%”.
© Capital.fr

© Capital.fr 24/11/2008 | Mise à jour : 11:25 |
Consulter l’article

n.réf.:20234

Périscope

novembre 11, 2008

Sheila Bair, numéro un au top 50 des femmes d’affaires
• Elle dirige une agence de l’administration américaine, la Federal Deposit Insurance, la seule agence d’ailleurs qui sortira de la crise du crédit avec une réputation renforcée, elle est proche de Warren Buffett et surtout élève du républicain américain Bob Dole. Sheila Bair est numéro 1 au Top 50 des femmes d’affaires du Wall Street Journal, devant Indra Nooyi, présidente et CEO de Pepsico. En avril dernier, elle a été choquée lors d’une conférence sur l’immobilier par les petits propriétaires qui s’attroupaient pour participer à une séance d’information. Convaincuse que ces gens qui allaient tout perdre avec leur maison n’étaient pas «les profiteurs du système», elle a renversé des montagnes pour que l’administration Bush s’implique davantage pour réduire les saisies immobilières. Elle a aussi orchestré le rachat de la banque californienne IndyMacBank, l’une des plus grandes faillites de l’histoire bancaire. Certains la voient occuper de hautes fonctions au sein de l’équipe Obama.

Mieux vaut en faire trop que pas assez

• L’ampleur historique de la baisse des taux britanniques (1,5%) est encore inférieure aux espoirs de Martin Wolf (2%), mais l’éditorialiste du Financial Times félicite les autorités. Mieux vaut en faire trop que pas assez. Ce geste permet de poursuivre la guérison du système bancaire. Bien sûr la livre sterling risque de poursuivre son déclin, mais la politique accommodante doit être comprise non pas comme un encouragement de l’inflation, mais comme une opposition à la déflation. Un stimulus fiscal est probable, ajoute-t-il. Et la politique monétaire va rester accommodante. Le Royaume Uni peut même tester la barre des 0%.

Le chômage augmente, mais les salaires également

• Fréquemment trop optimiste, Gene Epstein, éditorialiste du Barron’s, évalue l’impact de la baisse des coûts de l’énergie sur la consommation en novembre aux Etats-Unis. Les ventes automobiles, publiées le 2 décembre, feront l’événement. Le mois d’octobre a été si dramatique qu’une reprise devrait survenir. Sinon, les dividendes de la chute du pétrole n’auront pas été suffisants pour attirer les consommateurs. Et les perspectives de croissance du PIB pour le début de l’année devront à nouveau être réduites. Après un quatrième trimestre négatif, la contraction deviendrait inévitable au premier trimestre 2009. Les ventes américaines au détail, présentées ce vendredi pour le mois d’octobre, devraient être déprimantes. Mais ici aussi il faudra éviter les conclusions hâtives et analyser plutôt les ventes de novembre, publiées le 12 décembre. Dans l’ensemble, la consommation est pénalisée par la hausse du chômage, mais les salaires sont au moins à la hausse. L’augmentation de 0,2% des salaires horaires signifie que le total des salaires s’est accru plus fortement que ce chiffre.

Le baron de Münchhausen et les baisses de taux d’intérêt

• Le retour de la confiance coûtera cher, explique Jean-Pierre Robin, dans le Figaro. La défiance actuelle se lit dans la valeur boursière de Renault, inférieure à la seule valeur des autos que le constructeur a en stock. Cette défiance se traduit par une hausse du taux d’épargne (15,8% du revenu disponible en France). L’argent des banques centrales ne parvient pas à s’incarner en investissements. Les gouvernements se trouvent dans la situation du baron de Münchhausen qui prétendait sortir des marécages en tirant sur ses propres cheveux.

Emmanuel Garessus 11/11/2008 | Mise à jour : 11:25 |
Consulter l’article

n.réf.:20230

Le krach actuel représente l’accident intégral par excellence

novembre 11, 2008
Depuis trente ans, le philosophe Paul Virilio analyse les catastrophes comme la conséquence inéluctable du progrès technique. Il voit dans la crise financière l’exemple le plus abouti de sa thèse, dans lequel les victimes ne sont plus des morts mais des milliers de gens qui perdent leur logement.
En 2002, sous le titre «Ce qui arrive»,vous avez présenté à la Fondation Cartier, à Paris, une exposition* sur l’accident dans l’histoire contemporaine: Tchernobyl, 11septembre, tsunami… Une formule d’Hannah Arendt guidait votre démonstration: «Le progrès et la catastrophe sont l’avers et le revers d’une même médaille.» Avec le krach boursier, y sommes-nous?
Paul Virilio: Bien sûr. En 1979, au moment de l’accident de la centrale nucléaire de Three Mile Island, aux Etats-Unis, j’ai évoqué un «accident originel» – de ceux que nous fabriquons nous-mêmes. Je disais que nos prouesses techniques sont grosses de promesses catastrophiques. Auparavant, les accidents étaient locaux. Avec Tchernobyl, nous sommes passés à des accidents globaux, aux conséquences inscrites dans la durée. Le krach actuel représente l’accident intégral par excellence. Ses effets se diffusent loin, et il intègre la représentation des autres accidents.

Cela fait trente ans que l’on fait l’impasse sur le phénomène d’accélération de l’Histoire, et que cette accélération est la source de la multiplication d’accidents majeurs. «L’accumulation met fin à l’impression de hasard», disait Freud à propos de la mort. Son mot clé, ici, c’est hasard. Ces accidents ne sont pas des hasards. On se contente pour l’instant d’étudier le krach boursier sous l’angle économique ou politique, avec ses conséquences sociales. Mais on ne peut comprendre ce qui se passe si on ne met pas en place une économie politique de la vitesse, générée par le progrès des techniques, et si on ne la lie pas au caractère accidentel de l’Histoire.

Donnons un seul exemple: on dit que le temps, c’est de l’argent. J’ajoute que la vitesse – la bourse le prouve – c’est le pouvoir. Nous sommes passés d’une accélération de l’Histoire à une accélération du réel. C’est cela, le progrès. Le progrès est un sacrifice consenti.

- On n’étudie pas assez les accidents?

- L’historiographie dominante se limite à analyser les faits sur une longue durée. Je prône au contraire une Histoire accidentelle, faite uniquement de ruptures. L’historien François Hartog parle de «présentisme» dominant. Il faut aller plus loin. Nous vivons dans «l’instantanéisme».

Pour comprendre les accidents, il faut les étudier, mais aussi les exposer. L’accident est une invention, une œuvre créative. Qui, mieux que les artistes, peut faire sentir la dimension tragique du progrès? D’où l’exposition Ce qui arrive – j’y abordais le krach boursier – qui préfigurait un musée ou un observatoire des accidents majeurs que j’appelle de mes vœux. Non pour faire peur, mais pour faire face.

*Urbaniste et philosophe, Paul Virilio organise une nouvelle exposition avec le photographe et cinéaste Raymond Depardon, «Terre Natale, Ailleurs commence ici – Conversations», qui traite de l’enracinement et du déracinement. Fondation Cartier pour l’art contemporain, 261, bd Raspail, à Paris, tél. 00331/42 18 56 50. Ma 11-22h, me-di 11-20h, du 21 novembre 2008 au 15 mars 2009. Internet: http://fondation.cartier.com

GérardCourtois et Michel Guerrin 11/11/2008 | Mise à jour : 11:25 |
Consulter l’article dans son intégralité

n.réf.:20230

GérardCourtois et Michel Guerrin, Le Monde
Mardi 11 novembre 2008

Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.